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Fafi retrouve Toulouse et expose ses Fafinettes au Café Visionnaire

Benjamin Fournier 2 min de lecture
Fafi retrouve Toulouse et expose ses Fafinettes au Café Visionnaire

Ses Fafinettes retrouvent les murs toulousains. Plus de vingt ans après sa dernière exposition dans la Ville rose, Fafi présente une quinzaine d’œuvres au Café Visionnaire, la boutique de Bigflo & Oli, jusqu’au 24 février 2027. Ce samedi 24 octobre, ladepeche.fr revient sur le parcours de la graffeuse et ce retour dans la ville de ses débuts.

L’accrochage prolonge des retrouvailles déjà engagées cet été avec une création au Rose Festival. Le Zénith lui a également commandé trois grandes fresques pour son hall. Pour Fafi, exposer à nouveau dans ce quartier fait resurgir les souvenirs des rues des Puits-Clos et du May, où elle a beaucoup peint.

Des rues de Toulouse aux galeries internationales

C’est en 1994 que Fafi commence à peindre dans les rues toulousaines, à l’époque de la Truskool. Mademoiselle Kat la prend sous son aile et lui apprend les bases. Ses Fafinettes, personnages féminins insolents, apparaissent dès ses débuts. Elles lui ouvrent bientôt les portes d’expositions bien au-delà de Toulouse, jusqu’à Miami et Tokyo.

Avec les années, ces figures se transforment. Fafi leur invente des compagnons et un univers, le Carmine Vault. Elles vieillissent aussi avec leur créatrice. Au Café Visionnaire, l’une d’elles est amputée d’un bras. Attentive aux critiques sur la représentation de ses personnages féminins, l’artiste les dessine désormais plus habillés et plus complexes.

Retrouver la liberté de peindre

La mort de son mari, DJ Mehdi, en 2011, ouvre une longue période difficile. Fafi élève seule leur fils et voit de grands projets s’annuler. Elle retrouve alors la rue, peignant sans autorisation des armoires électriques qu’elle partage sur Instagram. Une manière de renouer avec le goût de la transgression qui l’avait conduite au graffiti.

Après sa participation à Beyond the Streets à la Villette en 2025, les projets reprennent. Une exposition à Miami l’attend cet hiver et deux livres sont annoncés pour l’an prochain. À Toulouse, ses Fafinettes renouent déjà avec les lieux de sa jeunesse.

Source : ladepeche.fr

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